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les Villiérains au cœur de notre programme
Depuis 2023, vous avez été 300 Villiérains à partager vos quotidiens, vos espoirs et vos idées lors de nos ateliers citoyens. De ces échanges sont nés des portraits inspirants qui incarnent vos réalités et vos attentes. Ces visages de Villiers seront votre fil conducteur pour découvrir comment chaque mesure de notre programme répond à vos besoins, et comment, ensemble, nous allons transformer la ville. Parce qu’un projet municipal se construit d’abord à votre écoute.
ADAM
Adam a 20 ans, et vit avec ses parents et ses deux sœurs dans un logement HLM aux Hautes Noues. Son père est agent d’entretien, sa mère fait des ménages.
Il a obtenu un bac pro commerce, et a tenté un BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client) en alternance, mais après 6 mois de recherche infructueuse d’une entreprise pour l’accueillir, il a abandonné. Il espère pouvoir se réinscrire à la prochaine rentrée, et continue à chercher une entreprise pour l’accueillir. En attendant, il fait des petits boulots : employé en intérim chez Disney, et maintenant caissier à Val d’Europe le week-end. Parfois, il fait du baby-sitting chez Sarah et Loïc, ou des menus travaux chez Jocelyne, chez qui sa mère fait le ménage.
Quand il ne travaille pas, il aime passer du temps avec ses parents et ses sœurs à la maison, et va à la mission locale de temps en temps pour chercher une entreprise ou réfléchir à un autre projet professionnel, avoir de l’aide car il n’a pas de réseau professionnel et ne sait pas comment en construire un. Il lui arrive d’être déprimé quand il voit ses potes partir en études supérieures ou trouver des CDI. Depuis l’abandon de son BTS, il a perdu confiance en lui. Il aimerait aussi améliorer son anglais, ce serait un plus sur son CV. Son grand rêve : partir étudier à l’étranger, mais comment financer ? Il économise déjà pour se payer le permis de conduire. En attendant, il utilise les transports en commun, ou son vélo.
L’après-midi, il rejoint ses copains au City Stade pour jouer un peu au foot ou au basket, ou chez l’un ou l’autre, à jouer aux jeux vidéos, ou à regarder des matchs. Parfois, il va au parc Friedberg. Globalement, il y a peu d’activités pour les jeunes de son âge, et il s’ennuie à Villiers. Il aime dessiner, mais ne se sent pas légitime à s’inscrire au CMA pour prendre des cours.
JOCELYNE
Jocelyne, 78 ans, vit au bois de Gaumont dans un pavillon ancien dont elle est propriétaire.
Veuve, elle a deux enfants, Christian (55 ans) et Karine (52 ans). Celle-ci vit à Pontault-Combault, tandis que Christian vit à Villiers. Elle a 3 petits-enfants et 2 arrières petits-enfants de 3 et 5 ans, qu’elle garde parfois pendant les vacances. Régulièrement, ses petits-enfants se retrouvent pour déjeuner avec elle.
Jocelyne a deux chats (Mistigri, 14 ans, et Minette, 8 ans). Les frais vétérinaires sont élevés entre les vaccins, les soins et la nourriture spéciale pour Mistigri.
Toujours active, elle est investie dans une association caritative et fait également de la couture.
Malheureusement, Jocelyne s’est cassé le col du fémur l’année dernière en tombant sur les pavés de la place Remoiville. Pour se déplacer, elle n’ose plus prendre la voiture à cause de la circulation et du stationnement en centre-ville : les parking de la médiathèque ou de la gare ne la rassurent pas et elle prend régulièrement des contraventions en centre-ville.
Arrivés à la retraite, ses anciens voisins qu’elle connaissait bien ont déménagé et elle connait mal les nouveaux arrivants. Elle apprécie son quartier, mais des cambriolages réguliers l’inquiètent. Elle souhaite y vivre le plus longtemps possible, malgré le manque d’activité et de convivialité dans son quartier comme dans le centre-ville, pour elle et ses petits-enfants.
Retraitée de la fonction publique, elle a des revenus corrects, mais elle doit faire face à de nombreux frais : sa maison est mal isolée et nécessite de l’entretien, les soins pour ses chats lui coûtent chers, et plus encore ses propres soins, car elle n’a plus de médecin traitant (il est parti à la retraite) et les spécialistes, ainsi que sa kiné, pratiquent des dépassements d’honoraires.
INES
Inès a 43 ans, et habite aux Stades, un appartement des années 60 dont elle est locataire. Séparée depuis 2 ans, elle vit avec sa fille Romy, 8 ans, scolarisée à Dudragne, dont elle partage la garde alternée avec son père. Récemment, elle a rencontré Thomas, et ils envisagent de s’installer ensemble.
Hôtesse d’accueil dans un hôtel proche de la gare du Nord, elle travaille le matin de 6h à 15h, et par roulement le week-end. Son salaire net est de 1 500 € par mois, auxquels s’ajoutent 500 € de pension alimentaire. Elle consacre l’essentiel de son budget à son loyer, à ses factures énergétiques importantes car son logement est mal isolé, et à Romy (frais de garde, activités, fournitures scolaires…).
Elle s’organise grâce à la solidarité : une voisine garde Romy le matin en échange de son aide pour la sortie d’école, et parfois Adam la dépanne pour quelques heures. Mais trouver une garde fiable et abordable reste un défi, quand le père de Romy, sa voisine ou Adam ne sont pas disponibles.
Par ailleurs, les dispositifs d’aide de la ville sont soit trop complexes, soit réservés aux familles nombreuses ou aux revenus plus bas que les siens.
Les retards du RER E lui font perdre des heures chaque semaine. Qui plus est, même le matin, elle a peur aux abords de la gare, et préfère faire un détour que passer rue Louis Lenoir.
Les semaines où elle garde Romy sont bien chargées, mais elle s’organise pour faire ses démarches, et courses « de fond » les semaines sans Romy, afin de garder du temps pour faire de la danse ou voir ses amies et surtout passer du temps avec Thomas.
Elle voudrait trouver un emploi à Villiers, être plus disponible pour Romy et Thomas, et s’investir dans l’association des parents d’élèves, car elle aime créer des liens avec les autres parents.
Romy adore le sport, surtout la gymnastique et la natation, et Inès rêve de pouvoir lui offrir les moyens de pratiquer régulièrement, de progresser, et pourquoi pas, de participer à des compétitions.
THOMAS
Thomas, 40 ans, vit seul dans un studio en rez-de-chaussée, au centre-ville de Villiers-sur-Marne, un logement adapté à sa situation de paraplégie. Son espace, bien que modeste, est pratique : il dispose d’un petit jardin, un havre de paix où il aime passer du temps. Après une période de chômage, il a su rebondir en créant sa propre entreprise dans le domaine du handicap, une activité qui correspond à ses valeurs et à ses besoins.
Célibataire et sans enfant, Thomas entretient des liens familiaux forts malgré la distance : ses parents, qui habitent à 10 km, sont présents, tandis que son frère et ses neveux, installés en Bretagne, viennent le voir régulièrement. Ces visites sont des moments précieux, mais Thomas aspire à une vie plus épanouie et autonome à Villiers. Thomas a rencontré Inès, avec qui il envisage désormais de s’installer, mais ils ont du mal à trouver un logement bien adapté.
Passionné de guitare, il aime aussi se rendre à Paris le week-end pour aller à des concerts ou visiter des musées. Pourtant, ces sorties sont souvent compliquées à organiser, en raison des obstacles physiques et logistiques.
Thomas a son permis de conduire, et rêve de s’offrir une voiture aménagée pour gagner en indépendance. Il aimerait pouvoir se rendre facilement au marché les jeudis et dimanches, sans être freiné par des trottoirs inadaptés, et bénéficier d’aménagements urbains (points d’eau, zones de repos accessibles, passages piétons adaptés) pour se déplacer en toute sécurité. Il voudrait accéder à des activités sportives adaptées à son handicap, pour maintenir sa forme physique et son moral.
Il aimerait qu’existe à Villiers un service d’accompagnement pour simplifier les tâches du quotidien (courses, démarches, etc.), ainsi qu’un groupe d’entraide locale pour des coups de main ponctuels et pour rompre la solitude. Sa relation avec Inès est une source de motivation, mais aussi un rappel de l’importance de briser son isolement.
CHRISTIAN
Christian, 55ans, fils de Jocelyne, a grandi à Villiers-sur-Marne. Après des années passées à Paris, il a choisi il y a deux ans de revenir s’installer dans sa ville natale avec son mari, Simon, 53 ans. Leur motivation principale ? Rester proches de Jocelyne, tout en profitant d’un cadre de vie plus calme qu’à Paris. Ils ont acheté un appartement dans le quartier des Perroquets, à seulement 8 minutes du RER, un choix pratique pour leurs trajets professionnels.
Christian est informaticien et travaille à Val de Fontenay. Sportif et soucieux de son empreinte écologique, il rêverait de se rendre au travail à vélo. Cependant, l’absence de pistes cyclables sécurisées à Villiers le décourage. Il se contente donc de ses trajets en RER, qu’il trouve peu fiables, ou de sa voiture, malgré la circulation dense.
Simon est architecte et exerce à Paris. Ses déplacements quotidiens vers la capitale renforcent leur attachement à la proximité du RER, mais aussi leur frustration face à ses retards récurrents.
Christian et Simon forment un couple dynamique et engagé. Christian commence chaque journée par un jogging, accompagné de leur chien. Il regrette l’absence de parcours balisés pour les coureurs et de parc où lâcher son chien en liberté. Mais leur quotidien est aussi rythmé par de nombreuses activités : ils participent activement à des associations, des événements culturels (théâtre, concerts, cinéma) et des dîners entre amis. Leur installation à Villiers les a confrontés à une réalité moins inclusive qu’à Paris : ils ont déjà subi des remarques homophobes en se promenant main dans la main. Cette expérience les a poussés à envisager la création d’une association LGBTQIA+ locale, pour sensibiliser, créer du lien et promouvoir la tolérance. Ils aspirent à une ville où la diversité est accueillie, et où les couples comme le leur peuvent vivre sereinement.
Leur quartier est aujourd’hui marqué par une circulation intense sur l’avenue où ils vivent, source de bruit et de pollution. Ils déplorent aussi le manque d’espaces verts.
Leurs loisirs et leurs courses les ramènent souvent à Paris, faute de suffisamment de commerces attractifs et d’animations culturelles à Villiers. Ils rêvent d’une ville plus vivante, avec des marchés plus variés, des boutiques originales et davantage d’événements locaux (expositions, festivals, rencontres).
SARAH
Sarah, 35 ans, est mariée à Loïc, agent municipal. Ils vivent dans un pavillon du quartier des Luats avec leurs deux enfants : Lila, 6 ans, une petite fille pleine d’énergie, et Louis, 12 ans, collégien et judoka passionné. Un troisième enfant est en route.
Le matin, elle se prépare à la journée qui l’attend. Autour d’elle, le quartier s’éveille : les voitures klaxonnent, les enfants courent vers l’arrêt de bus, et les trottoirs, inégaux et parfois fissurés, lui rappellent qu’elle devra encore faire attention où elle pose les pieds, surtout avec son ventre arrondi.
Commerçante en centre-ville, dès l’ouverture, Sarah est sur tous les fronts. Entre les clients à servir, les commandes à gérer et les comptes à tenir, elle n’a guère le temps de souffler. Pourtant, ce commerce, c’est son rêve : un lieu chaleureux, où les habitants du quartier pourraient se retrouver, discuter, et pas seulement acheter. Elle imagine des étagères remplies de produits locaux, des ateliers pour les enfants, des soirées à thème, son magasin transformé en un véritable lieu de vie, un pilier de la ville … Mais pour l’instant, la réalité est moins idyllique. La rue commerçante manque de visibilité, et les clients se font parfois rares. Sarah voudrait organiser des événements en collaboration avec les autres commerçants. Elle aimerait bien être consultée par la mairie pour des projets d’animation, pour redonner du souffle à cette rue commerçante mal mise en valeur.
Pendant ce temps, à la maison, Lila réclame de l’attention, et Louis, de plus en plus indépendant, insiste pour se déplacer seul, à pied ou à vélo. Sarah hésite car elle craint les dangers de la circulation aux abords du collège. Elle aimerait pouvoir lui faire confiance, lui offrir cette autonomie qu’il réclame, mais la peur la retient.
Et puis, il y a les activités. Au Centre Municipal d’Animation (CMA) les places sont chères et saturées. Inscrire Lila et Louis régulièrement relève du parcours du combattant, même au sport : le judo est prisé. Réserver le périscolaire pour Lila n’est jamais facile, et Sarah se demande déjà si elle aura une place en crèche pour le troisième.
Ce sont leurs histoires, les vôtres, les nôtres.
Le Villiers que vous attendez, c’est ensemble que nous l’écrirons.