De jour comme de nuit, dans plusieurs rues de Villiers-sur-Marne, le sentiment d’insécurité est palpable. Ce climat anxiogène n’est pas une vue de l’esprit. Il pèse sur le quotidien des habitants. Et que fait la municipalité ?
À l’approche des élections, le maire sortant enchaîne les annonces tonitruantes, les postures sécuritaires et les gadgets coûteux.
Caméras supplémentaires, promesses de patrouilles de nuit… Autant de mesures d’affichage qui, seules, ne s’attaquent pas aux causes profondes de l’insécurité.
Car la réalité est plus complexe. L’absence de médiation sociale, la détérioration de l’espace public, l’installation non contrôlée de commerces inadaptés : voilà ce qui nourrit le sentiment d’abandon et alimente les tensions.
Le maire, en responsabilité depuis 30 ans, a eu tout le temps de mettre en place une politique de sécurité digne de ce nom. S’il ne l’a pas fait, c’est par choix idéologique, celui « de l’affichage » et du « court terme ».
Des outils existent. Ils sont ignorés.
Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) est un outil fondamental pour construire une stratégie globale, réunissant police, justice, associations, travailleurs sociaux, bailleurs, citoyens… Ce dispositif permet de travailler en profondeur sur les causes de l’insécurité. Or, à Villiers, il est sous-utilisé. Pourquoi ? Parce qu’il oblige à écouter, à dialoguer, à agir sur la durée.
Nous proposons une autre approche, sérieuse, concertée, qui passe par l’affirmation de la puissance publique (avec l’augmentation des effectifs de la police municipale et une lutte renforcée contre les narcotrafiquants) et par la réactivation du CLSPD, avec des réunions régulières ouvertes aux habitants.
Une véritable action destinée à l’installer des commerces aptes à créer de l’animation et du lien social peut être entreprise.
Il est temps de tourner la page de l’inaction et des effets de manche. Les Villiérains méritent une politique de sécurité ambitieuse, humaine, efficace.