Maran, quartier des Noues :
« Je travaille en grande banlieue et je suis dans l’obligation de disposer d’une voiture pour me rendre au travail. Malheureusement, il est devenu impossible de se garer dans le quartier. Comment pourrait-on résoudre le problème ? ».
Frédéric Massot :
Maran, merci pour votre question, qui illustre parfaitement une problématique que de nombreux habitants des Noues, et plus largement de Villiers, rencontrent au quotidien. Vous avez raison : le stationnement est devenu un véritable défi dans votre quartier. Cette saturation n’est pas un hasard. Les opérations immobilières menées ces dernières années ont entraîné une densification rapide, générant un afflux de nouveaux ménages sans que l’offre de stationnement ne soit ajustée à cette démographie croissante. L’équation est simple : une demande en forte hausse, une capacité stagnante… et ce sont les riverains qui en subissent les conséquences. Ce déséquilibre n’est plus tenable ! En tant que candidat à la mairie, je considère ce sujet comme central pour l’aménagement de notre ville. Le stationnement n’est pas un simple détail logistique : c’est un élément structurant de la mobilité urbaine, un facteur de qualité de vie et un indicateur de bonne gestion du territoire. Villiers doit retrouver une cohérence entre maîtrise de la densité et fluidité de la circulation. La stratégie doit être globale. D’abord, chaque nouveau projet immobilier devra intégrer un ratio de stationnement réellement proportionné au nombre de logements et aux usages prévus. C’est une règle d’urbanisme essentielle que Villiers doit enfin appliquer avec rigueur. Ensuite, de nombreuses communes ont su optimiser leur parc existant grâce à une gestion plus efficiente : requalification des zones sous-utilisées, création de poches de stationnement, modernisation des équipements pour lutter contre les “voitures ventouses”, et meilleure rotation des véhicules. Ces pratiques ont prouvé leur efficacité. La réduction de la tension sur le stationnement passe aussi par la diversification des mobilités, comme le développement de pistes cyclables sécurisées, la généralisation de navettes locales, ou encore de solutions d’autopartage. Ces alternatives, lorsqu’elles sont bien pensées, améliorent la fluidité générale sans pénaliser les automobilistes. Enfin, je suis certain qu’aucune politique de stationnement ne peut réussir sans concertation. Les habitants des Noues doivent être associés à la réflexion, car ce sont eux les premiers concernés et les meilleurs experts de leur quartier. Maran, soyez assuré que la question du stationnement sera pleinement intégrée à la politique urbaine que je souhaite construire pour Villiers : efficace, équilibrée et tournée vers votre quotidien.