Diane, quartier du Centre-ville :
« J’habite à proximité d’un chantier. Il arrive fréquemment que la rue soit bloquée par des engins de construction, ce qui complique la sortie de ma voiture du sous-sol. De plus, la largeur limitée de certains trottoirs rend la circulation avec la poussette de ma fille difficile. Il m’arrive d’être découragée et envisage de quitter la ville. »
Frédéric Massot :
Merci Diane pour votre témoignage, qui met parfaitement en lumière les difficultés que vivent de nombreux habitants du centre-ville. Vous signalez une rue bloquée, un accès à votre parking sous-terrain compromis, et des trottoirs si étroits que vous ne pouvez même plus circuler sereinement avec la poussette de votre enfant. Ce n’est pas seulement inconfortable : c’est contraire à ce que doit être une ville bien gérée, accessible et pensée pour ses habitants.
Ces nuisances ne sont malheureusement pas nouvelles à Villiers. Elles sont le résultat d’une coordination insuffisante entre la municipalité, les promoteurs immobiliers et les riverains. Lorsqu’on densifie sans anticiper les impacts temporaires mais majeurs des chantiers, comme l’occupation de voirie, la circulation alternée ou des modifications des cheminements piétons, on crée des situations de blocage. En tant que candidat à la mairie, je veux mettre fin à ces dérives. L’urbanisme doit être au service du quotidien, pas l’inverse. De nombreuses villes ont déjà mis en place des dispositifs efficaces que Villiers doit enfin adopter. Par exemple, certaines communes exigent désormais des plans de circulation alternatifs avant l’ouverture d’un chantier avec des horaires stricts de livraison, des cheminements piétons sécurisés et élargis, ainsi qu’un maintien obligatoire de l’accès aux parkings privés à toute heure. D’autres collectivités imposent aux promoteurs la création de trottoirs provisoires plus larges, ou encore des zones de retournement pour éviter les blocages de rues étroites. Nous pouvons aussi nous inspirer de villes ayant instauré des chartes de chantiers exemplaires et des comités de suivi des travaux. Ces dispositifs contraignent les promoteurs à limiter les nuisances, à garantir une signalisation claire, et à informer systématiquement les riverains en amont de chaque étape du chantier. Plus qu’ailleurs, il est indispensable que la mairie puisse s’engager à faire respecter un urbanisme de proximité où la sécurité, la mobilité et l’accessibilité soient prioritaires pour les riverains. Diane, soyez assuré qu’avec mon équipe, nous serons soucieux de sécuriser la mobilité et la tranquillité des riverains du centre-ville. Une ville ne doit jamais se construire au détriment de ceux qui y vivent !