Philippe, le Château :
« Je suis atteint d’une maladie dégénérative. Il m’arrive en période de crise de me déplacer en fauteuil roulant, notamment pour me rendre à des consultations médicales. Malheureusement, mes déplacements se transforment en parcours du combattant. Les trottoirs étroits, les obstacles, les pavés me rendent le parcours difficile. Qu’en pensez-vous ? »
Frédéric Massot :
Philippe, je vous remercie pour votre question et pour votre courage de témoigner publiquement de ce que vous vivez au quotidien. Ce que vous décrivez – trottoirs trop étroits, obstacles multiples, barrières anti-scooters, pavés difficiles à franchir – illustre une réalité très simple : aujourd’hui, Villiers n’est pas pensée pour les personnes à mobilité réduite. Et cela, je refuse de l’accepter pour l’avenir de notre ville. De nombreuses communes ont déjà engagé des politiques audacieuses d’accessibilité et d’inclusion, et il n’y a pas de raisons que Villiers n’y parvienne pas. C’est une question de volonté et de vision à long terme. Dans certaines villes, les barrières anti-scooters ont été remplacées par des dispositifs plus ouverts, permettant le passage des fauteuils roulants tout en limitant les usages dangereux. Ailleurs, des programmes de “trottoirs inclusifs” ont permis d’élargir les cheminements piétons, de supprimer les ressauts et de revoir l’implantation du mobilier urbain pour faciliter chaque déplacement. Concernant les zones pavées, elles peuvent être réaménagées avec des bandes roulantes lisses, rendant les traversées beaucoup moins éprouvantes pour les personnes en fauteuil. En tant que futur maire, je veux engager le même type de transformations à Villiers. Un audit complet de l’accessibilité de l’espace public devra être envisagé en s’appuyant sur des associations du handicap et des habitants comme vous. Je suis conscient que le chantier est vaste et complexe. Il faudra penser à un plan d’aménagement pluriannuel pour élargir les trottoirs prioritaires, adapter ou remplacer les barrières gênantes, créer des cheminements plus fluides et rendre nos rues réellement praticables pour les personnes à mobilité réduite. Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’à Villiers, se déplacer avec une poussette est également compliqué. La municipalité se doit de mettre au cœur de ses préoccupations la sécurité des habitants les plus faibles. L’inclusion ne doit pas rester un mot : elle doit devenir un principe structurant de nos décisions. Votre liberté de vous déplacer n’est pas une option, c’est un droit fondamental. Et je m’engage à faire de Villiers une ville où chaque habitant, quelle que soit sa mobilité, peut circuler dignement, sereinement, et sans obstacles inutiles, mais aussi avoir accès au sport inclusif. Ce qui suppose un réaménagement de certaines structures !