Joao, le Château :
« Mon fils est sujet à des problèmes respiratoires dus à la pollution. Est-il possible de réduire la pollution dans Villiers ? »
Frédéric Massot :
Joao, votre inquiétude est légitime, et elle touche de nombreuses familles villiéraines. Votre quartier, situé près de l’autoroute A4 et de grands axes routiers, subit de plein fouet une pollution atmosphérique liée essentiellement au trafic automobile. Les particules fines, les oxydes d’azote et les rejets issus des moteurs thermiques s’accumulent dans l’air que nous respirons. À Villiers, comme dans l’ensemble de la région parisienne, la concentration des flux de circulation, la densité urbaine et les conditions météorologiques contribuent à aggraver cette situation. C’est un problème de santé publique, en particulier pour les enfants et les personnes vulnérables.
Réduire la pollution est donc une priorité municipale. Nous ne pourrons pas la supprimer totalement, car elle dépend de dynamiques régionales voire nationales, mais nous pouvons agir localement pour l’atténuer. D’autres villes ont déjà montré la voie en végétalisant des espaces publics ou en réorganisant le plan de circulation sur les grands axes. Ces travaux ont fait baisser le taux de particules et améliorer l’air. Ces expériences démontrent que des politiques locales volontaristes peuvent transformer le quotidien et améliorer l’impact de la pollution sur les organismes mais aussi sur les bâtiments. J’ai pu constater qu’à plusieurs endroits de la ville des immeubles construits après 2015 doivent déjà être ravalés. À Villiers, il est possible de suivre ces multiples exemples. Lors des ateliers participatifs réunissant les citoyens, plusieurs propositions ont été formulées ainsi que des pistes d’amélioration. Mon objectif est clair : retrouver un environnement plus sain, faire respirer Villiers et rendre la ville plus vivable pour tous !