Frédéric Massot, un maire pour la sécurité

Edwige, le Puits Mottet :

« Je rentre du travail vers 21h30 par le RER. Sur le trajet de mon domicile, je ne me sens pas en sécurité dans le quartier de la gare. J’ai déjà subi du harcèlement de rue. Je suis toujours sur mes gardes. Ce n’est pas normal ? Quelles solutions ? »

Frédéric Massot :

Votre témoignage est très important, et il met des mots sur ce que trop de femmes ressentent en rentrant chez elles le soir. Se sentir suivi ou importunée ne devrait jamais être une fatalité. La situation que vous décrivez autour de la gare ne peut pas rester sans réponse.

 

En tant que futur maire, je veux d'abord que ces lieux redeviennent des espaces de passage sûrs et agréables. Comme d’autres villes l’ont fait, cela passe par des réaménagements concrets : renforcer et moderniser l'éclairage public, dégager les zones d'ombre, réorganiser l’espace publique, les places de parking et les abords pour qu'aucun recoin ne serve de refuge aux comportements à risques. On peut aussi apaiser les endroits sensibles en repensant le mobilier urbain, en ouvrant la visibilité et en y ramenant de la vie, cela doit être notre modèle.

 

Outre les réaménagements, la présence humaine doit pouvoir rassurer. Certaines villes s’appuient sur les forces de l’ordre, police municipale et nationale, pour instaurer des rondes à des horaires ciblés, notamment lors du retour des trains de soirée. Il existe aussi une expérimentation de « correspondants de nuit » qui sont des agents formés à la médiation et qui permet également de créer un climat apaisé. Bien évidemment, nous pensons à d’autres dispositifs en complément de ces actions. Pour moi, développer des dispositifs c’est bien ; mais il faut aussi penser à animer la zone de la gare afin qu’elle ne soit pas juste un lieu de passage. L’amélioration de la sécurité du quartier passe aussi par une concertation avec les riverains, les commerçants et les associations afin de sensibiliser le public au respect dans l'espace public. Rassurer, protéger, prévenir : ces trois mots guideront mon action !

Villiers au quotidien